Toulouse : les JC mobilisés pour le tarif jeune dans les transports

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Le 6 juillet 2022, la régie de transport toulousaine Tisséo s’est prononcée en faveur d’une nouvelle grille tarifaire pour la période 2022-2026. 

Celle-ci prévoit une augmentation généralisée du prix des transports, et une nouvelle politique en matière de tarification solidaire qui prévoit de s’appliquer dès le 1er juillet 2023. 

Sous couvert de développement du réseau et de l’augmentation du coût de l’énergie, la droite toulousaine décide de sacrifier la jeunesse et la planète. Les prix flambent, la précarité explose : cette décision est une aberration sociale et un non-sens écologique.

Les jeunes : les premiers impactés 

Si les délibérations prévoient en premier lieu une augmentation généralisée des prix à hauteur de 2 % par an, ne nous y trompons pas : les jeunes sont les plus impactés. 

La seconde grande évolution prévue par le comité syndical est la mise en place d’une conditionnalité de revenu dans la politique de tarification solidaire. Autrement dit, Tisséo prévoit la création d’une tranche intermédiaire pour les étudiants et scolaires (11 à 25 ans) qui ne sont pas boursiers. 

Ces jeunes vont subir une augmentation de 17 % l’année prochaine, et de 44 % sur l’ensemble de la période. C’est énorme : ces derniers qui, jusqu’à aujourd’hui, payaient 10,80 € par mois payeront 18,70 € à la fin de la période. Par ailleurs, pour ceux qui avaient la possibilité de prendre un abonnement annuel, celui-ci perd de son avantage puisqu’il ne comprend plus qu’un mois gratuit au lieu de deux. 

Une augmentation injustifiée 

Si cette évolution est présentée comme permettant de « mieux prendre en compte la situation financière des bénéficiaires des tarifs solidaires », c’est une faute politique. Nous ne pouvons pas définir la situation financière des jeunes étudiants et scolarisés simplement par l’intermédiaire de l’accès (ou non) aux bourses. 

Ces dernières sont conditionnées à la situation financière des parents et ne prennent pas en compte celle de l’étudiant en question. Par ailleurs, les bourses ne permettent pas d’atténuer pleinement le coût de la vie étudiante qui, cette année encore, bat des records : plus 6,47 % cette année selon le rapport de l’UNEF. Un tiers des boursiers ne touchent que 108 € par mois ce qui n’assure pas la santé financière des étudiants. 

Si les bourses permettent d’augmenter le pouvoir d’achat des étudiants qui en bénéficient, elles ne doivent pas justifier une détérioration du statut social de ceux qui n’en ont pas ! 

Les Jeunes communistes se mobilisent 

Les plus précaires ne doivent pas servir à combler les manques à gagner de la régie de transport toulousaine. Nous voyons dans ces mesures une négligence terrible de la part du comité syndical de Tisséo qui a adopté à l’unanimité cette décision grave pour le pouvoir d’achat des jeunes de la métropole. 

Le président de Tisséo Jean-Michel Lattes et l’adjoint au maire de Toulouse Sacha Briand sont-ils passés à côté des ravages de la précarité étudiante et de l’explosion de l’inflation ? 

Face à cette situation, les Jeunes communistes se mobilisent. La pétition lancée il y a de cela quelques semaines à récolté près de 300 soutiens en lignes et plus de 700 signatures papiers. 

Suite à l’interpellation de l’Université Toulouse 2 Jean-Jaurès par nos élus étudiants, cette dernière a demandé à Tisséo de revenir sur cette décision. Dès la rentrée, nos militantes et militants iront porter ces questions auprès des lycéens et des étudiants de toute la métropole toulousaine. Le comité syndical de Tisséo collectivités doit revenir sur sa décision.

Un tarif social pour la jeunesse

Nous revendiquons le retour du tarif à 10 € pour tous les jeunes de moins de 26 ans. Celui-ci doit concerner toute la jeunesse. Nous en sommes convaincus, il permettra une augmentation du nombre d’abonnés et une diminution de la fraude. L’âge des bénéficiaires doit-être la seule condition d’accès. 

À l’heure où les conséquences du réchauffement climatique inquiètent tout particulièrement, nous jugeons absolument hors-sol ces mesures qui restreignent le droit aux transports des plus précaires. Les services de transports en commun doivent être accessibles pour tous au sein de notre métropole, et considérés comme un bien commun.

Pour la suite des événements, un rassemblement devant le métro Jean-Jaurès sera organisé lundi 5 septembre et une réunion publique sur les transports en commun est organisée courant octobre. « Nous appelons toutes les forces progressistes de jeunesse à nous rejoindre pour faire sauter ces politiques austéritaires : le transport est un droit ! »