Mckinsey, une embarrassante collaboration 

publié le dans

Le début de l’année fut l’occasion d’une révélation au sénat sur les liens du cabinet de conseil McKinsey avec le gouvernement. Ces liens concernent principalement la gestion de la Covid-19 et se retrouvent dans la politique de l’enseignement supérieur. L’État sous-traite ainsi des rapports à des frais exorbitants pour les contribuables.

Le rapport du sénat a pu mettre la lumière sur la mission de McKinsey à propos du statut des professeurs : le cabinet de conseil préconise toujours plus de casse de ce statut. En fait, McKinsey a travaillé pour plusieurs grandes écoles comme Science Po Paris ou bien la Toulouse School of Economics. Dans un chapitre consacré à la sous-traitance, les sénateurs révèlent que les cabinets de conseil font appel, lors de leurs missions pour l’État, à des entreprises spécialisées « pour répondre à des besoins nécessitant une expertise plus pointue ». De plus, le président de la TSE, le prix Nobel d’économie Jean Tirole, possède des liens étroits avec le cabinet de conseil.

Malgré la pression des organisations de jeunesse et notamment de l’UEC, McKinsey refuse toujours de donner des détails sur le contenu de ces missions dans l’enseignement supérieur et en particulier avec la TSE en plein processus de changement de statuts.