Les étudiant·e·s seront aussi dans la rue

publié le dans
Cover Image for Les étudiant·e·s seront aussi dans la rue

Le jeudi 10 novembre est annoncée une grande journée de grève et de mobilisation. Les revendications sont claires : une augmentation des salaires et la retraite à 60 ans. 

Ces demandes, pourtant simples, ne sont pas au goût du gouvernement qui a plutôt choisi les multiples passages en force avec le 49-3 plutôt que d’écouter les mouvements sociaux. Nous avons tout intérêt à mettre la pression au gouvernement en nous mobilisant massivement le 10 novembre. 

Dans ce mouvement, les étudiant·e·s ne sont pas en reste. 

La situation dans les universités s’est largement dégradée depuis le début de l’année. L’ensemble des services universitaires ne parviennent plus à se sortir de leurs difficultés financières liées à l’inflation et au trou budgétaire qui grandit dans une très grande majorité des établissements. 

L’université de Strasbourg qui décide de fermer 2 semaines, le CROUS Bretagne critiqué pour faire des économies sur le dos des étudiant·e·s ou encore la cité universitaire de Vandœuvre-lès-Nancy où les cafards sont plus nombreux que les locataires. Ces exemples (parmi tant d’autres) montrent l’incapacité des services universitaires à remplir leur fonction première : accompagner les étudiant·e·s dans la réussite de leurs études. 

À cause des politiques de casse du service public et de l’accès aux études supérieures, c’est bien l’avenir des jeunes qui est menacé. 

La politique gouvernementale va dans trois directions. D’une part, elle vise l’accaparement des savoirs par une minorité afin d’accroître leur profitabilité.

Ils veulent une majorité de jeunes formée à répondre aux besoins immédiats des entreprises privées, quitte à abandonner toutes formes d’émancipation par le savoir. 

D’autre part, c’est la réduction des budgets des universités pour déplacer les fonds dégagés vers d’autres pôles de dépenses comme l’aide aux grandes entreprises, la privatisation ou encore la guerre. 

Pourtant, avoir la jeunesse la mieux formée et prête à faire face aux enjeux climatiques, sociaux et économiques devrait être une priorité pour la société. Comment construire et faire fonctionner des centrales nucléaires sans ingénieur·e ? Comment réindustrialiser la France sans technicien·ne ?