Le temps s’est arrêté mais la casse sociale continue

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Le temps s’est arrêté mais la casse sociale continue

La France semble être figée depuis la dissolution. Comme si le temps s’était arrêté jusqu’à la future nomination du ou de la Première ministre.

Une suspension de façade. Avant de rendre les clés, le gouvernement Attal a terminé de saccager la maison. Un état des lieux qui s’annonce compliqué pour le Nouveau Front populaire. 

Par exemple, le lendemain du deuxième tour, un décret passé en catimini a redirigé les fonds de la CVEC. Pas pour créer une nouvelle bourse culture ou autre, mais pour financer le privé. Les frais d’inscriptions des grandes écoles de commerces ne devaient pas suffire. Un coup de plus asséné au service public. 

Ce coup dans le dos à l’enseignement supérieur public est inacceptable. Lorsque dans le même temps, chaque année, des crédits sont retirés à la recherche ou à la vie étudiante. 

C’est aussi la rentrée qui semble être occultée par le casting politique. En attendant, le choc des savoirs est toujours en suspens. Des milliers de professeurs, d’élèves, ne savent pas à quoi va ressembler leur rentrée. 

Avant de quitter le ministère de l’Éducation national, Nicole Belloubet semblait vouloir maintenir coûte que coûte les groupes de niveaux. Alors même qu’il y a tout juste un mois, les enseignants étaient vent debout contre cette réforme. 

La certitude que nous avons, c’est celle des 85 000 lycéens laissés sur le carreau par Parcoursup. L’histoire avance et pourtant elle se répète sans cesse. Ainsi, la casse et la sélection sociale avancent et nous regardons le feuilleton de l’Assemblée. 

Nous devons garder les yeux bien ouverts avec comme cap, la rentrée. Quel que soit le Premier ministre ou la composition du gouvernement, le progrès social se gagne par la mobilisation.

Nos 10 revendications d’urgence amélioreront concrètement la vie des jeunes. Loin des castings politiques, parlons vrai. 


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