Des Jeux olympiques à l’accès aux sports d’hiver

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Les sports d’hiver sont à l’honneur lors des Jeux olympiques, accueillis par la capitale chinoise du 4 au 20 février 2022.

2900 athlètes de 85 pays sont rassemblés à Pékin, pour les XXIVe Jeux olympiques et paralympiques d’hiver. Les Jeux se tiennent au même moment que les festivités du Nouvel An chinois, plus grande fête populaire de Chine. Pour la première fois de l’histoire des JO, une même ville organise les Jeux d’été et d’hiver. La flamme olympique est arrivée, les installations sont prêtes. Ni la pandémie de Covid-19 ni les menaces de boycott des États-Unis ne semblent empêcher les athlètes de disputer la compétition internationale.


Histoire

L’origine des JO d’hiver

Le premier événement international de sports d’hiver est les Jeux nordiques, organisés en 1901 par l’Association Centrale suédoise pour la promotion des Sports. Les Jeux nordiques se tiennent régulièrement jusqu’en 1926. Un de leurs principaux objectifs est de renforcer la fierté nationaliste suédoise, tout en valorisant l’image de la Suède à l’étranger. Malgré leur ambition internationale, les Jeux nordiques rassemblent principalement les athlètes suédois, et à la marge de quelques Européens.

Malgré les réticences des organisateurs des Jeux nordiques, ceux-ci sont intégrés progressivement aux Jeux olympiques : en 1908 aux JO de Londres, une épreuve de patinage artistique est organisée, et 12 ans après, c’est au tour du hockey sur glace, aux JO d’Anvers.

En 1924, pour la première fois, le Comité international olympique autorise le Comité français à organiser une « Semaine internationale des sports d’hiver » en introduction des JO de Paris. C’est ainsi que les premiers Jeux olympiques d’hiver voient le jour à Chamonix-Mont-Blanc. De fait, les Jeux nordiques sont enterrés. Ironie de l’histoire, ce sont les athlètes nordiques qui remportent le plus de médailles. 


Diffuser les sports pour mieux les financer ?

Comme leur grand frère estival, les JO d’hiver ont vocation à promouvoir la pratique sportive, la solidarité, valoriser l’esprit d’équipe, mais aussi le dépassement de soi et la recherche de performance. Cet hiver, de nombreux jeunes du monde entier découvrent des sports pour la première fois et assistent à des exploits sportifs. Les Jeux olympiques créent des vocations. Ils sont un moment essentiel pour la diversité des sports.

Les JO font rêver la jeunesse. Cependant, pour que ces rêves puissent devenir réalité, il faut garantir l’accès aux sports, particulièrement aux sports d’hiver. Aujourd’hui, trop peu de jeunes y ont accès, faute de moyens. Les sports d’hiver sont pratiqués de manière très inégale, principalement par les habitants des zones de haute et moyenne montagne. Pour la majorité des habitants du pays, la pratique du sport d’hiver reste inabordable. À l’approche des JO de Paris en 2024, le mouvement sportif demande à la France d’investir au moins 1 % de son PIB dans le sport. Cela permettrait à la fois de développer l’EPS à l’école avec plus d’heures et des pratiques plus variées, et de soutenir les associations sportives, souvent en difficultés.


En chiffres

65 % 

C’est la part des Français qui ne partent pas en vacances en hiver.

117 €

Le prix moyen d’une journée au ski.

5 médailles d’or

C’est le record français, réalisé à Sotchi en 2018, pour un total de 15 médailles.