La dernière chance du nucléaire pour le climat

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Le climat est au cœur des préoccupations des jeunes. Cependant, malgré cet intérêt général, de nombreux avis s’opposent. Une partie du mouvement pour le climat veut bannir le nucléaire. Or, le nucléaire est aujourd’hui indispensable pour parvenir à un mix énergétique totalement décarboné. C’est aujourd’hui la seule source d’énergie qui permet de garantir à toutes et à tous un accès stable à nos besoins fondamentaux en électricité.

Les politiques libérales ont constamment attaqué le secteur des industries gazières et électriques ces dernières décennies. La libéralisation du secteur de l’énergie n’a cessé de pénaliser les ménages, notamment par une hausse spectaculaire des prix. La privatisation de Total, l’abandon de l’entreprise stratégique Alstom, la séparation de GDF et d’EDF ainsi que la division d’EDF en plusieurs entités n’ont fait qu’entraîner gaspillage, inefficacité et incohérence. Cela a grandement mis en péril le secteur énergétique français. Depuis deux décennies, la France a renoncé en même temps à développer l’industrie nucléaire, fermant Superphénix, ASTRID ou encore Fessenheim.

Malgré le développement des énergies renouvelables, les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse. Laurent Heredia alors responsable FNME-CGT disait dans un entretien au journal l’Humanité en janvier 2021 : « des énergies pilotables non émettrices de CO2, il y en a peu. L’hydraulique a un rôle important à jouer, mais ses possibilités de développement sont faibles ». Il ajoutait également « Quant au stockage de l’électricité surproduite à grande échelle, comme le nécessiterait un mix électrique 100 % renouvelable, c’est pour l’heure techniquement impossible ». Au problème du stockage de l’énergie s’ajoute aussi tout simplement celui de la production. Effectivement, en prenant en compte l’intermittence de l’éolien, pour atteindre la production d’une seule centrale nucléaire, EDF estime qu’il faudrait installer 7000 éoliennes. Loin de faire rêver, les promesses politiciennes de fermeture des 56 réacteurs français s’opposent à l’objectif d’une sortie du gaz, du charbon et du pétrole.